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Naviguer à la voile Accueil > Le cours de navigation > Naviguer à la voile Bon, ce n'est pas le célèbre "Cours de voile des Glénans", loin de là. Et si vous n'y connaissez vraiment rien, je vous conseille vivement d'effectuer un stage avant de vous lancer... Mais ce sont quelques notions qui pourront peut-être vous être utiles... |
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1-Anatomie du voilier Nous ne passerons pas ici en revue tous les types de gréements. Nous nous cantonnerons au gréement type sloop, à un mat, qui constitue la majorité des gréements équipant nous croiseurs côtiers. |
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Le gréement d'un navire à voile est constitué de l'ensemble des espars (mâts, bômes, tangons, etc.), manœuvres courantes (drisses, écoutes, etc.), manœuvres dormantes (étais, haubans, etc.) servant à régler, établir et manœuvrer la voilure
Gréement
dormant
On appelle gréement dormant toutes les parties non mobiles du gréement et des manœuvres dormantes :
Gréement courant à l'inverse, il est constitué de toutes les parties mobiles du gréement et des manœuvres courantes :
Types de gréement L'ensemble de l'appareil propulsif (gréement, espars, voiles) d'un voilier est indissoluble de sa désignation. Leurs formes, leurs puissances et leurs qualités d'usage étaient le reflet de l'adéquation entre un bateau et son utilisation, le tout ayant évolué avec les technologies. Le haubanage, autrefois en fibres naturelles, est passé au câbles d'acier galvanisé puis aux câbles d'acier inox et aujourd'hui des fibres textiles (kevlar notamment, toujours gainé pour protéger les fibres des rayons du soleil) dont l'avantage principal est le gain de poids dans les hauts. Le mât est aujourd'hui le plus souvent en profilé d'aluminium sur les voiliers de série, mais l'on rencontre également le bois lamellé collé qui conserve tout son intérêt, surtout sur les unités à mât dépourvu de haubans dit "mât libre", ainsi que des mâts en composites. Les gréements à un mât
Les gréements de sloop Il y a deux types de gréement sur la majorité des voiliers actuels, dépendants des rapports de puissance entre le foc et la grand'voile. Les progrès techniques, dans les toiles à voile notamment (tergal, kevlar, etc.), ont ainsi favorisé l'apparition de ces voiles très bien coupées et très efficaces que sont les génois (grand foc qui recouvre partiellement la grand'voile)
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| 2-Notions de navigation à la voile | |||||
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Allures
& Amures Sur
un voilier, on se sert du vent et des voiles pour avancer... Mais
le tout est de savoir comment, orienter celles ci par rapport au vent afin
d'avancer dans la bonne direction.
Les
Amures Le terme amure vient du nom de l'écoute d'une voile carrée située au vent par opposition à celle sous le vent. Mais de nos jours, l'amure désigne le côté par lequel un voilier reçoit le vent:
C'est
toujours la Grand Voile qui détermine l'amure. Ainsi
si un voilier est vent arrière, voiles en ciseaux, il est considéré
comme étant de l'amure de sa Grand Voile.
Les
Allures Mais
ce n'est pas suffisant pour faire avancer notre embarcation, il faut donc
orienter les voiles par rapport
au vent. Pour cela nous pouvons utiliser le dessin suivant :
Chaque
orientation par rapport au vent (allure) possède un nom, en voici les
descriptions: |
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Le près ou près serré Allure
la plus proche du lit du vent (si l'on considère que le vent possède un
lit), les voiles sont proches de la ligne de foi (bordées). Comme
c'est une allure peu rapide (enfin tout dépend de l'unité sur laquelle
vous naviguez), on cherchera un compromis entre le cap (pour se rapprocher
du lit du vent) et la vitesse (en s'en éloignant un peu). On veillera aux écarts de barre qui ne pardonnent pas.
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Le près bon plein Ici,
on cherche toujours à remonter au vent, mais cette fois ci on a
franchement pris l'option vitesse qui est sûrement la meilleure s’il y
a peu de vent pour un fort courant, ce qui vous permet de garder, grâce
à la vitesse acquise, votre maniabilité. Et enfin c'est plus confortable que le près. |
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Le travers (ou largue) Allure
relativement rapide, c'est aussi une allure "cool" pour le
barreur qui n'a pas grand chose à faire. Cependant lorsqu'il y a de la vague le roulis est très désagréable.
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Le
grand largue Allure la plus rapide, c'est sympa et facile à barrer et une fois que le bouchain est calé, attention pour la régate. |
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Le vent arrière C'est
un peu moins rapide, et surtout on a l'impression trompeuse de ne pas
avancer (car on avance avec le vent) on se laisse porter par les vagues,
mais attention aux empannages car une bôme ça fait mal et surtout ça
peut être très dangereux (pour surveiller la Grand Voile regarder le
haut de celle-ci en poussant la barre dès qu'il se décolle). Pour
gagner un peu de vitesse, on accumulera les voiles au travers du vent par
exemple en tangonnant le génois en ciseaux. Il faut faire tout de même faire attention de ne pas laisser se crocher les voiles contre les barres de flèche ou les haubans. |
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Bout au vent Mais
que ce passe t'il lorsque le bateau est face au vent ? Dans
ce cas on dit qu'il est bout au vent, il ne peut avancer et à cause du
fardage (action du vent sur les oeuvres mortes), il cule (recule). Cela
dit, c'est un moyen simple de s'arrêter. Pour s'arrêter plus sûrement, on peut se mettre à la cape (on met la voile d'avant à contre et on pousse la barre sous le vent). |
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Établir
les voile La
première chose à faire, avant toute navigation, est de gréer et d’établir
correctement la grand-voile et le foc sur les espars (le mat et la bôme).
Plus vous apportez de soin à ces opérations, plus vous évitez les
ennuis par la suite, comme par exemple des lattes qui s’envolent lorsque
la voile bat. Si
vous disposez d'un foc à enrouleur, pas de problème. Si vous êtes
dans mon cas, vous disposez d'un foc à mousquetons. Avant de quitter
le mouillage il vous faut installer votre foc. Amarrez
le point d’amure du foc sur la ferrure de l’avant au moyen d’une
manille ou d’un mousqueton. Vous pouvez intercaler entre la
ferrure et le point d’amure, un petit système de palan vous permettant
de bien étarquer le foc.. Accrochez les mousquetons sur l’étai, à
partir du plus bas et en veillant à ce qu’ils soient tous montés dans
le même sens. Manillez la drisse au point de drisse. Faites passer
les écoutes dans les filoirs jusqu’au cockpit, puis faites un nœud en
huit à l’extrémité de chacune d’elles. Pour ma part j'accroche au
point de drisse un affaleur qui revient au cockpit guidé par des poulies
et qui me permet d'affaler facilement le foc. Si
la grand voile est constamment à poste, ce qui est mon cas, vérifiez que
les drisses, les bosses de ris et tout autre bout soient
"clairs", c'est à dire ne risquent pas de gêner la manœuvre. Avant
d'appareiller, vérifiez que les écoutes de foc passent au bon endroit…
Envoyer la toile Le
bateau étant face au vent, on hisse généralement la grand-voile en
premier. Après avoir hissé les voiles, vérifiez la tension des drisses.
Le foc est souvent mal étarqué. S’il est mou, des plis horizontaux
apparaissent et il se forme des creux entre les mousquetons le bateau va
mal remonter au vent. Le guindant doit être tendu et la voile présente
un pli qui court parallèlement à l’étai, à une quinzaine de centimètres
de celui-ci. Ce pli disparaîtra dès que la voile sera pleine. Pour
que la puissance soit maximum, la ralingue de bordure de grand-voile et
les drisses de grand-voile et de foc doivent être raidies de façon que
les voiles ne fassent pas de plis. L’écoute devra également être
raidie à la limite du faseyage de la voile. Pour
hisser la voile, tirez sur la drisse jusqu’à ce que le point de drisse
soit en haut de l’étai. La drisse et les écoutes seront ensuite tournées
au taquet. Étarquez ensuite la voile à l'aide de l'étarqueur, petit
palan qui abaisse la bôme quand la grand voile est hissée à son
maximum. |
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Le
près Un choix difficile: Vaut-il mieux serrer le vent et raccourcir sa route, ou laisser porter pour augmenter sa vitesse tout en rallongeant la route? Le louvoyage Si l'on est dans l'impossibilité de remonter dans l'axe du vent, il nous faut pourtant trouver une astuce pour rejoindre les points qui y sont situés. Pour cela on louvoie: Remarquons que sur chacun des bords l'embarcation avance au près serré L’orientation
des voiles. La grand-voile est bordée aussi peu que possible, juste assez pour ne pas être déventée par le foc. Le réglage idéal est obtenu lorsque les guindants des deux voiles sont déventés en même temps, et du haut en bas. |
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L’équilibre du bateau Le près est une allure contrariante. Le bateau s’efforce de progresser contre le vent et la mer; il faut l’aider. Les problèmes d’équilibre à la barre, d’équilibre longitudinal et latéral, ont une importance toute particulière.
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Comment gouverner Le principe de base, valable pour toutes les allures mais singulièrement au près, est d’éviter les mouvements brusques ou trop amples de la barre. Il faut rappeler que la vitesse est un capital précieux et que chaque coup de barre excessif en fait perdre un peu. |
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Le « près bon plein » A cette allure on serre moins le vent qu’au près; les voiles sont bien pleines de vent. Les modifications de réglage entre près et bon plein sont en fait assez légères, mais l’ambiance est fort différente. Désormais il ne s’agit plus de jouer au plus fin avec le vent pour atteindre un point situé dans le secteur de louvoyage, ou dans ses parages proches. Ici le point vers lequel on se rend est accessible directement et sans difficulté : on règle son cap sur lui. Réglage des voiles Les voiles sont moins bordées et moins plates qu’au près. Mais à cette allure, on peut défléchir le vent d’un angle plus important sans que la composante de dérive soit trop grande il ne faut donc pas ouvrir la voilure autant que l’importance du changement de cap le suggère. Lorsque le vent fraîchit, il n’est pas toujours nécessaire d’aplatir les voiles. Ceci est à nuancer naturellement en fonction des bateaux : un dériveur, surtoilé en permanence, peut avoir de grosses difficultés à courir bon plein, avec des voiles très creuses. A l’inverse, sur un croiseur lourd, en passant du près serré au bon plein on peut être amené à renvoyer de la toile Comment gouverner On s’efforce de suivre rigoureusement son cap. Les variations du vent en force et en direction se répercutent essentiellement sur le réglage des voiles. En général le cap n’est d’ailleurs pas difficile à tenir à cette allure. Le bateau est particulièrement stable et l’on contrôle aisément ses évolutions. |
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Le largue Le
largue est l’allure la plus rapide. Par temps normal, on peut envoyer un spi mais, par très petit temps, il vaudra mieux envoyer une voile d’avant de petit temps, qui ne risque pas de s’affaler lorsque le bateau roule sous le vent c’est un avantage souvent ignoré, même des régatiers. Si l’on a envoyé un spi, il faudra veiller très attentivement à la tension du guindant déterminée par la hauteur de l’extrémité du tangon. |
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Le grand largue, Le vent arrière En principe, l’allure du vent arrière est définie de façon précise: On navigue le dos tourné au vent, exactement à 180° du vent debout. En réalité, il est fort difficile de tenir un cap aussi rigoureux, ce qui nous conduit à envisager en même temps que le vent arrière l’allure voisine, le grand largue dans le secteur s ‘étendant à 30° environ de part et d’autre du lit du vent. Par temps moyen, vent arrière et grand largue sont des allures confortables et faciles : le vent pousse le bateau et le bateau avance, même avec des voiles mal réglées. La vitesse elle même n’est pas nécessaire pour assurer le cap : on ne dérive pas. Il n’y a pas de problème de gîte. L’impression d’ensemble est plaisante. Le bateau ne heurte pas les vagues, il court avec elles. Le vent apparent est plus faible qu’aux autres allures. C’est la traîtrise du vent arrière : on se méprend aisément sur la force réelle du vent. Or, dès qu’il fraîchit, tout ce qui faisait l’agrément de l’allure devient facteur d’incertitude. La bateau, freiné aussi peu que possible et par là même très peu tenu sur sa route, réclame du barreur une attention soutenue pour être mené convenablement, à égale distance des deux dangers qui le guettent : On porte toute la toile disponible : grand-voile, spinnaker lorsqu’on le juge utile et si l’on est sûr de ne pas s’embrouiller dans les manœuvres. Le foc est amené ou légèrement bordé sous le vent. La grand-voile A cette allure, l’écoulement du vent sur les voiles est perturbé; le rendement de la grand-voile est donc médiocre. Pour qu’elle recueille un maximum de force propulsive il faut lui donner du creux, limiter son dévers et présenter au vent la plus grande surface possible.
Le spinnaker Comme toutes les voiles, le spi doit défléchir le vent. Sa forme concave lui permet de le défléchir d’un angle particulièrement important, et tout le réglage de la voile est commandé par le souci d’y faire circuler la plus grande quantité de vent possible. Il faut :
Comme les autres voiles, le spi doit être bordé à la limite du fasseyement. Lorsqu’on le déborde un peu trop, on voit apparaître un léger repli dans le haut du guindant; ce repli indique qu’on est parvenu au rendement optimum, et très proche du point critique. Si l’on choque encore un peu, le spi se dégonfle cette fois non par le milieu, mais par repli complet du bord au vent. Ce mouvement peut être brutal et ébranler tout le gréement. On navigue donc de préférence avec un guindant légèrement frémissant, sans laisser apparaître de repli. Mais l’équilibre reste précaire, à la merci d’un coup de roulis, ou simplement d’une dévente provoquée par le passage d’un autre bateau. Un équipier surveille donc en permanence le guindant de la voile, prêt à embraquer l’écoute dès que le repli apparaît ou prend de l’importance. On fait en quelque sorte tourner le spi autour de l’air qu’il contient, pour qu’il reprenne sa forme. Dès que celle-ci est à nouveau correcte, on choque tout ce qu’on a embraqué. C’est seulement lorsque le spi se replie sans cesse qu’il faut se résoudre à le border un peu. Par contre, lorsque son guindant ne frémit plus, ou que le repli n ‘apparaît pas dans les auloffées, il faut choquer sans attendre. |
Border
légèrement la grand-voile,
Mieux
vaut un bras un peu le spi se vide plus facilement |
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Le foc Ou bien l’on n’a pas de spi, ce qui est mon cas, ou bien il est hors d’usage, ou bien l’équipage n’est pas assez entraîné pour l’établir par une certaine force de vent on se résout alors à porter un foc. Il doit être très creux, faire une poche pour défléchir le vent au maximum. On l’établit au vent (voiles en ciseaux), sur tangon. Si l’on possède un tangon de foc (bien plus long qu’un tangon de spi), il devient possible de porter le génois au vent, et l’on peut courir jusqu’à 30°, voire 40° du vent arrière. A cette allure, l’équilibre du bateau à la barre est conditionné en partie par la dissymétrie du plan de voilure:
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Vent frais Le gros problème de la conduite au vent arrière par vent frais, est de parvenir à conserver son cap. Les embardées surviennent plus facilement et ont beaucoup plus de conséquences qu’à toute autre allure. Il est d’ailleurs préférable de ne pas marcher plein vent arrière, mais de s’en tenir à 10° ou 15° pour se garder du risque principal, qui est l’empannage.
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Virer de bord Virer
de bord est une manœuvre qui consiste à faire virer le bateau de manière
à changer d'amure (côté du bateau qui reçoit le vent) en passant par
le vent debout; le changement d'amure en passant par le vent arrière est
un empannage.
Après le virement le côté du bateau qui était sous le vent passe au vent et vice-versa Cette manœuvre, pour être réussie, nécessite une bonne coordination des membres de l'équipage qui auront chacun une tâche différente :
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| Les
différentes phases du virement : La description qui suit s'applique à un voilier quillard doté d'un gréement classique (Marconi).
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Empanner Empanner
consiste à changer d'amure (côté duquel le voilier reçoit le
vent) en passant par le vent arrière ; un autre terme utilisé pour
l'empannage (action d'empanner) est virement lof pour lof, les lofs étant
échangés (tribord pour bâbord ou inversement). |
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| Par ailleurs au
vent arrière le voilier est souvent soumis au roulis qui entraîne des
changements de cap temporaires de quelques degrés, même si un barreur
aguerri tente d'anticiper l'action des vagues. Ces changements de cap
peuvent déclencher un empannage non souhaité ou prématuré. Des
accidents graves peuvent alors survenir : il suffit qu'un membre de l'équipage
ait la tête sur la trajectoire de la bôme ou un bras ou une jambe sur le
trajet de l'écoute. Pour éviter ce risque lorsqu'on souhaite rester sous
la même amure, on peut solidariser par un bout (la retenue de bôme) le
hauban et la bôme en ayant pris la mesure des efforts éventuels auxquels
le gréement pourra être soumis. Pour contrôler un empannage, il est d'abord nécessaire de raidir le hale bas qui va empêcher la bôme de se mâter. Ensuite la meilleure méthode est de venir vent arrière tout en embraquant l'écoute de grand-voile de manière à ce que lorsque le changement d'amure se réalise, la voile soit quasiment bordée. Une fois franchie l'amure on laisse alors filer l'écoute en la contrôlant. Pour réussir cette manœuvre, il faut parfaitement synchroniser changement d'amure (malgré le roulis) et embraquage de l'écoute. À partir d'une certaine force de vent, l'écoute ne pourra être bordée, que durant le court moment ou la grand-voile ne porte plus ; il faudra donc reprendre très rapidement une grande longueur d'écoute. A défaut on peut tenter de réduire le parcours de la bôme en bordant au maximum la grand-voile avant d'empanner, mais cette manœuvre peut entraîner un départ au lof. Par vent fort, lorsque la navigation nécessite un empannage, il peut être préférable d'effectuer un virement de bord, moins dangereux dans ces circonstances, même si cela fait passer le voilier par une allure peu confortable par ce temps (le près). Sur un bateau de petite taille et par petit temps, un empannage contrôlé peut être effectué en se plaçant pratiquement vent arrière et en empoignant les écoutes ou la bôme pour l'obliger à changer d'amure. |
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Affaler la toile Le bateau étant face au vent, on affale généralement le foc en premier. Attention de ne pas le faire tomber dans l'eau, servez vous des écoutes pour le guider sur le pont. Si vous avez un affaleur la manœuvre est encore plus aisée. Bien sur, si vous avez un enrouleur... Pour la grand voile, raidissez la balancine, mollissez hâle bas et étarqueur avant de mollir la drisse. Au besoins, aidez vous des bosses de ris pour descendre la toile plis facilement. |