Bien préparer sa sortie...

Avant de partir pour une sortie à la journée ou sur plusieurs jours, il est nécessaire de bien préparer sa navigation 

et de vérifier quelques points essentiels sur le bateau. 

En tant que navigateur et skipper, je me considère comme seul responsable de la navigation. 

Que ce soit pour une sortie à la journée ou pour une virée de plusieurs jours, j'ai pour habitude de ne rien laisser au hasard.

Voici quelques conseils et quelques unes des opérations que j'effectue sur Grain de Sel avant de partir... 

La saison hivernale

La saison d'hiver est consacrée à la vérification de tous les documents du bord, à leur correction éventuelle :

  • la déclinaison magnétique applicable pour la période de navigation sur la carte considérée

  • Les mises à jour du pilote côtier

  • Le remplacement de l'ouvrage principal de référence (chez moi c'est l'incontournable "Almanach du marin Breton)

C'est également la période propice pour

  • Tracer les routes vers les coins que l'on a l'intention d'aller voir au prochain printemps

  • Calculer les points de passage et d'arrivée et les rentrer dans le GPS

  • Mettre à jour le document des routes et waypoints

  • Faire une petite fiche sur chaque balade en notant la liste des cartes nécessaires, les pages du "Pilote côtier" etc.

 

Quelques jours avant le départ

La date et le but de la ballade sont choisis. Une fois définie l'heure du départ, le responsable de la ballade organise un rapide briefing «navigation» avec les équipiers et les autres skippers si la sortie s'effectue à plusieurs bateaux.

Si l'équipage est composé de "novices", on aura pris soin de l'initier quelque peu au vocabulaire, aux instruments etc.

On vérifiera que les cartes et documents nécessaires sont à bord

Plutôt que d'avoir à compulser souvent différents documents ou d'effectuer différents calculs en mer, il est pratique d extraire avant les informations principales sur un cahier ou une feuille. J'utilise ce que j'appelle le "mémo du jour", formulaire où figurent notamment 

  • Les heures de pleine et basse mer au point de départ et au point d'arrivée (s'ils sont différents)

  • Les heures d'ouverture et de fermeture (s'il y a lieu) du port de départ et du port d'arrivée 

  • L''heure de marée du port de référence du livre des courants (Roscoff en ce qui nous concerne).

Sur le site Internet du SHOM, je récupère et j'imprime la courbe des hauteurs d'eau du ou des jours concernées, du ou des lieux concernés.

Tous les documents nécessaires étant rassemblés, on peut partir !

 

La veille du départ   

Bien entendue, la sortie est conditionnée à la météo. Sur le site Internet de Météo France, je récupère la veille du départ le bulletin météo, le même que celui que vous pouvez obtenir sur la page d'accueil.

Je calcule et prépare la quantité de carburant nécessaire à la sortie en tenant compte :

  • Que l'absence de vent peut nous conduire à utiliser le moteur en permanence

  • Que la sagesse me fait augmenter de 20% le résultat trouvé

  • Que la quantité embarquée dans le réservoir du moteur auxiliaire permet de gagner le port le plus proche, avec de la marge. (En plus, il est facile de faire du mélange à bord...). 

Enfin, je change les piles des instruments comportant des piles de secours, je recharge la batterie autonome de la VHF portable et... je recharge à bloc mon téléphone portable. Je vérifie que les numéros d'urgence (CROSS, Sémaphore local, etc.) se trouvent bien dans mon répertoire. Petite astuce : je les fais précéder d'un caractère spécial style @ de façon à ce qu'ils soient très faciles à atteindre et non noyés dans la masse des numéros des copains ou de la famille... 

 

Le jour du départ. 

  • Sur le site Internet de Météo France, je récupère la veille du départ le bulletin météo, j' analyse la situation et je prend la décision de sortir selon la météo et les compétences du bord. Par la suite, au cours de la journée je surveille l'évolution du baromètre de bord. Si la sortie dure plusieurs jours, à terre, les capitaineries affichent le bulletin le plus récent.  Je peux aussi utiliser, à condition de partir avec un portable chargé...) le répondeurs téléphoniques de Météo France, dont j'ai pris soins d'enregistrer le numéro dans le portable. Les CROSS diffusent des informations en VHF. . Le récepteur radio classique capte les bulletins en ondes moyennes, grandes ondes et FM. Les heures de diffusion figurent dans le mémo du bord.  

     

Les vérifications avant l'appareillage

  • D'abord je fais tourner (environ 10 minutes) le moteur auxiliaire

  • Je fais tourner le moteur principal en ayant pris soins de vérifier le niveau d'huile. Je vérifie le refroidissement, j'embraye l'hélice en marche avant et en marche arrière pour être sur que tout fonctionne correctement.

  • Je mets en marche les instruments et je vérifie chacun d'entre eux. Je vérifie que le GPS transmet bien ses données à la VHF. Je vérifie l'exactitude de la position qu'il fournit (La position correcte du bateau au port à 1,80m près est notée près de ma table à cartes... ainsi que la hauteur que doit indiquer le sondeur). 

  •  Je vérifie mon compas de route Des objets magnétiques placés à coté par inadvertance peuvent le faire dévier de la bonne direction. Pour être sûr de ses indications, je le compare avec le compas de relèvement. Bien dégagé, debout sur les bancs à l'arrière du cockpit, dans l'axe du bateau, je vise le mât. Si les deux compas indiquent le même cap, le compas de route est «bon». Deux ou trois degrés de différence ne sont pas alarmants mais, dès que celle-ci atteint ou dépasse 5 degrés, il faut rechercher l'origine de la déviation. C'est bien souvent un simple couteau, un outil, un téléphone portable... qu'il suffit d'éloigner pour que les choses s'arrangent.

  • J'appelle le sémaphore local pour essayer ma VHF.

  • J'indique à mes passager la place idéale où ils peuvent rester tranquillement assis sans risque de gêner les manœuvres ...

 

Bonne balade...

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